Où en est, en France, l’état du débat sur l’aide à mourir ? Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui a piloté les États généraux de la bioéthique, a rendu public le 5 juin le rapport de synthèse de cette consultation citoyenne. Celui-ci relève l’existence de « points de tension » sur les questions sociétales, dont celle de la fin de vie.

La précédente loi sur la bioéthique, votée en 2011, devait faire l’objet d’un nouvel examen d’ensemble par le Parlement dans un délai maximum de sept ans après son entrée en vigueur, c’est-à-dire en 2018. Toutefois, la fin de vie, qui fait l’objet d’une loi à part, dite Claeys-Leonetti, ne devrait pas être incluse dans la révision des lois de bioéthique.

Il y a quelques semaines, le scientifique australien David Goodall, 104 ans, a quitté l’Australie pour la Suisse, où il a pu bénéficier du suicide assisté avec l’aide de Life Circle et Exit International, deux associations dites « pour le droit de mourir dans la dignité ». Cet événement fournit l’occasion de se pencher sur les pratiques d’aide à mourir dans ce pays, mais aussi au Canada qui l’a légalisé en 2016 – suivant ainsi la province du Québec qui l’avait fait en 2015 (Auteur: Samuel Blouin via Sud-Ouest).

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