Tiré du Gai Savoir, le concept de « grande santé » est l’un des plus importants théorisés par Nietzsche. Alors qu’il se remet lui-même d’une période difficile, il en fait une éthique de vie dépassant le simple bien-être physique. Les explications de Nicolas Tenaillon.

Atteint de neurosyphilis, probablement contractée en 1865, à l’âge de 20 ans, lors d’une expérience malheureuse dans une maison close à Cologne, Friedrich Nietzsche doit lutter toute sa vie contre cette maladie dégénérative qui finit par le rendre fou en 1889 et l’emporte dix ans plus tard. La santé est donc pour lui une préoccupation quotidienne. « Trois quarts de souffrance, un quart d’ennui, voilà ma vie », confie-t-il un jour dans un moment de grand désespoir (Source: Philosophie Magazine).

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