Du bon usage du concept de discrimination

Bernard Baertschi part du constat que le terme « discrimination » est omniprésent dans les débats publics, mais souvent employé sans rigueur, comme s’il désignait toute forme d’inégalité. Or, toute inégalité n’est pas nécessairement injuste : lorsque les ressources sont rares, notamment en santé, leur répartition suppose inévitablement des différences de traitement (Source Revue Française d’Éthique Appliquée).

Éric Fiat, philosophe d’éthique : « Certaines musiques sont du côté de la pudeur, d’autres de la passion »

La pudeur, la passion, le corps et l’âme… autant de sujets de réflexion pour le philosophe Eric Fiat, qui prête ici, pour Musique émoi, une oreille mélomane et attentive à l’expression des sentiments par les compositions de Chabrier, Ravel, Couperin et Bach, et l’archet de Yehudi Menuhin. (Source Radiofrance)

Autonomie structurellement conditionnée et aide à mourir

Dans cet article de réflexion normative, Otávio De Marco Dala Rosa interroge la place centrale accordée à l’autonomie dans la justification de l’aide à mourir. Sa thèse est que l’examen classique de la capacité décisionnelle, du consentement éclairé et de l’absence de contrainte ne suffit pas : une décision peut être formellement libre tout en étant profondément façonnée par des conditions sociales et sanitaires défavorables.(Source BMC-ME via Springer)

Que peut-on attendre du médecin de demain ? Permanence de l’art de soigner à l’ère de l’innovation

Les progrès technologiques améliorent le diagnostic, le pronostic et les traitements, sans abolir l’angoisse, le déni ni la peur de la mort.
L’auteur souligne la permanence de la « scène clinique », de la parole médicale et de l’art d’annoncer avec justesse, entre vérité, douceur et respect du rythme du patient. (Source: Pierre le Coz via le Bulletin de l’académie Nationale de Médecine)

Quelle place accorder aux bioéthiciens dans l’élaboration des politiques publiques sans confisquer le débat démocratique ?

La démocratie ne consiste pas seulement à appliquer la volonté de la majorité. Elle repose également sur des contre-pouvoirs destinés à protéger les droits et les intérêts minoritaires. Dans cette perspective, l’intervention des bioéthiciens n’est pas nécessairement antidémocratique : elle peut, au contraire, contribuer à empêcher que la démocratie ne devienne la domination des seuls citoyens qui disposent effectivement du droit et des moyens de se faire entendre (Source: Bioethics Wiley Online Library).