Si les nouvelles pandémies ont des conséquences immédiatement visibles sur l’économie, l’organisation du travail, la vie sociale et familiale ainsi que la santé physique et psychologique de chacun, nous savons qu’elles ont, à plus long terme, des conséquences profondes auxquelles il nous faut nous préparer pour en limiter les effets néfastes (sur l’emploi et les libertés) mais aussi pour penser et reconstruire autrement nos sociétés et les relations sociales.
L’économie peut-elle continuer et fonctionner sur les mêmes bases sans prendre en compte un accès plus équitable aux ressources et les exigences environnementales ? Comment admettre une telle diversité de politiques sanitaires nationales, parfois contradictoires, quand la dimension internationale et globale des épidémies impose une action internationale forte et rapide ? Et, au regard des individus, l’éthique des pratiques médicales ne doit-elle pas être plus interventionniste car il ne faut pas oublier que c’est la qualité des relations humaines qui est en cause.
Bioéthique: mieux vaut un compromis imparfait qu’un consensus illusoire
À l’occasion des États généraux de la bioéthique qui sont organisés tout au long de l’année 2026, Christian Hervé et Henri-Corto Stoeklé, bioéthiciens, expliquent pourquoi la recherche d’un consensus paraît impossible sur des thématiques aussi complexes que l’intelligence artificielle, les examens génétiques et le don d’organe (Source: Le Figaro).