L’exercice médical s’est transformé sous l’effet de l’évolution technique et scientifique. L’évaluation clinique est remplacée par la réalisation d’examens complémentaires. La recherche est dominée par les sciences biologiques. Les soins sont déterminés par les résultats des essais thérapeutiques. Malgré ces avancées, les bénéfices pour les malades se réduisent. Coupée des réalités cliniques, la médecine universitaire s’égare dans l’évaluation de protocoles sans pertinence. La médecine est aujourd’hui désincarnée. La pandémie de COVID-19 a révélé les limites d’un système de santé devenu inefficace et injuste. La montée de la pauvreté et les bouleversements épidémiologiques à venir nécessiteront la remise en cause du système de soins et le retour vers une médecine humaniste : une révolution.
Bioéthique: mieux vaut un compromis imparfait qu’un consensus illusoire
À l’occasion des États généraux de la bioéthique qui sont organisés tout au long de l’année 2026, Christian Hervé et Henri-Corto Stoeklé, bioéthiciens, expliquent pourquoi la recherche d’un consensus paraît impossible sur des thématiques aussi complexes que l’intelligence artificielle, les examens génétiques et le don d’organe (Source: Le Figaro).