À lire, un article de Marguerite d’Ussel, Gérard Reach, et Julien Nizard intitulé « Les aspects éthiques de la santé intégrative en clinique de la douleur », sous presse dans la revue Douleurs : Évaluation – Diagnostic – Traitement (juin 2026), dont voici le résumé:
« La douleur chronique, reconnue comme une maladie à part entière par l’OMS, nécessite une approche thérapeutique globale. Le modèle biomédical traditionnel, centré sur les causes biologiques, s’avère insuffisant pour répondre à la complexité de cette pathologie. Le modèle biopsychosocial, enrichi par la médecine intégrative, propose une prise en charge centrée sur la personne, tenant compte de ses dimensions physiques, psychologique, sociale et spirituelle. La médecine intégrative combine des traitements conventionnels et complémentaires fondés sur des preuves, dans une logique de collaboration interdisciplinaire. Toutefois, son intégration en clinique de la douleur soulève des enjeux éthiques majeurs. Pour les analyser, les auteurs s’appuient sur le principisme de Beauchamp et Childress, qui repose sur quatre principes fondamentaux : bienfaisance, non-malfaisance, autonomie et justice. Bienfaisance : la médecine intégrative vise à améliorer le bien-être global du patient par une approche holistique et personnalisée. Elle valorise la relation soignant–soigné, la qualité de vie et l’implication active du patient. Toutefois, certaines pratiques complémentaires manquent encore de validation scientifique rigoureuse, ce qui interroge leur bénéfice réel. (…) » (Source: Science Direct)