À lire, un article de J.-M. Gomas et P. Favre intitulé « Une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès (SPCMJD) n’est pas une euthanasie », paru dans la revue Éthique & Santé (juin 2026), dont voici le résumé:

« La sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès (SPCMJD) est une pratique de soins réservée en dernier recours au traitement de symptômes réfractaires dans la phase ultime de la vie. Sa reconnaissance légale par la loi 2 février 2016 a été salutaire pour apaiser l’exercice médical et surtout pour favoriser le bon contrôle du confort des patients en phase terminale, générant une « sorte d’anesthésie » par le coma que la sédation induit. Malheureusement, cet acte thérapeutique exigeant — qui doit intervenir dans des conditions déterminées et être réalisé selon un protocole rigoureux — reste à ce jour, soit près de dix ans après la promulgation de la loi, mal connu et insuffisamment maîtrisé par nombre d’équipes de soins. Les mauvaises pratiques, ainsi que sa prolongation jusqu’au décès — celle-ci étant nécessaire lorsqu’aucune autre possibilité de soulager les symptômes graves n’existe — induisent fréquemment encore une incompréhension de cette stratégie, voire une confusion avec l’euthanasie. Or ces deux gestes sont radicalement différents, reposant sur une intentionnalité tout autre : la sédation profonde est une thérapeutique visant à soulager des symptômes complexes, l’euthanasie une administration directe de la mort supprimant le malade en quelques minutes. Repartant des textes législatifs et règlementaires, ce court article veut permettre de sortir de ces ambiguïtés, tout en clarifiant les modalités des différentes sédations. » (Source: Science Direct)

Lire la suite

Accéder au numéro complet de juin 2026