Adoptée à Rotterdam en octobre 2026, cette déclaration réaffirme le caractère inviolable de la neutralité médicale dans les conflits armés et les situations de violence. Elle rappelle que tout médecin doit soigner sans discrimination, indépendamment de l’appartenance politique, militaire ou nationale des patients. Les établissements, les personnels et les transports sanitaires doivent bénéficier d’une protection effective conformément au droit international humanitaire. L’AMM dénonce la multiplication des attaques contre les structures de soins, y compris les cyberattaques, les entraves à l’approvisionnement et les arrestations arbitraires de soignants. Elle souligne que la neutralité médicale ne signifie pas neutralité politique : les médecins conservent le droit et parfois le devoir de dénoncer les violations des droits humains. Les États doivent garantir l’indépendance professionnelle des soignants, assurer leur sécurité et poursuivre les responsables d’exactions. L’AMM appelle également les Nations unies à renforcer les mécanismes internationaux de surveillance et de sanction, notamment par la création d’un rapporteur spécial. Les associations médicales sont invitées à condamner publiquement les violations, y compris lorsqu’elles sont commises par leur propre pays. La fidélité aux obligations éthiques professionnelles doit primer sur toute allégeance nationale, politique ou militaire. Le message éthique fondamental est que soigner un être humain, même considéré comme un ennemi, n’est jamais un acte d’hostilité, mais l’expression d’un devoir universel d’humanité.(Source WMA)
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