Que signifie accompagner les personnes en fin de vie? Comment fait-on une place au patient dans la relation de soin? Doit-on forcer le soin pour des personnes qui n’en veulent pas? Comment appréhender les conflits qui se nouent parfois à l’occasion de telle ou telle décision thérapeutique? L’art médical devrait-il s’exercer en faveur d’une forme de vie plutôt qu’une autre? Finalement, quels liens le soin prodigué aux êtres humains entretient-il avec le soin du vivant en général et avec le soin accordé à l’environnement? Et comment ces différents types de soin sont-ils liés les uns aux autres?
Depuis des années, ces questions animent la réflexion sur l’exercice de la médecine. L’hypothèse qui guide cet ouvrage est qu’elles ont trouvé dans la pratique des réponses dont l’orientation normative peut être formulée et éclairée à l’aide de l’éthique du care. Philosophiquement, une telle hypothèse exige de jeter un pont entre la médecine et le care. Ce questionnement se révèle d’une grande richesse pour la médecine, en la situant dans un ensemble de gestes qui l’excèdent et viennent en soutien à la vie, dans ses moments critiques ou ordinaires.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).