Médecine, tauromachie, deux mondes dissemblables en convergence : voici que le malaise s’installe… Et c’est adéquat parce que l’éthique médicale, celle qui m’intéresse ici, naît dans l’inconfort ressenti par l’artisan du soin. C’est alors que les règles universelles de la science, de la morale, de la loi s’estompent pour se centrer sur le visage du patient unique, en souffrance et menacé dans son existence même. Le toro, mythe vivant dans l’arène, un des derniers qu’il nous est donné d’observer, m’aide ici à penser mon métier. Le philosophe Francis Wolff, après avoir lu ce manuscrit m’écrit : « Vous parvenez à faire partager au lecteur, via la métaphore tauromachique et la fuyante notion de duende, l’intensité de l’éthique du soin, l’approche de la singularité humaine qu’elle implique et l’idée même de clinique. Et pour cet ouvrage qui, je n’en doute pas, risque de choquer ceux qui s’en tiendront au titre mais bouleversera ceux qui le liront, je vous dis ¡ enhorabuena ! et ¡ suerte ! »
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).