Le système français de santé est performant en matière de soins. Il l’est peu en matière de prévention. Il en résulte un niveau élevé d’inégalités en matière de santé et un des taux de décès prématurés évitables les plus élevés d’Europe. Il faut en chercher la raison dans l’histoire des rapports entre l’Etat, l’hôpital et la médecine. La création de la Sécurité sociale ne s’est pas accompagnée d’une refonte de notre système de santé. Celui-ci privilégie une logique curative au détriment des stratégies de promotion de la santé. Les réformes engagées depuis deux décennies reposent sur des compromis peu efficaces. Ce livre entend montrer qu’une évolution de notre modèle de Sécurité sociale – partiellement engagée – vers un modèle de service public de santé est envisageable à partir des institutions existantes. Ce dernier peut être plus efficient à condition de n’être ni fonctionnarisé, ni centralisé, et de donner à la « démocratie sanitaire » une vraie place.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).