À lire, un article de Sabine Sarnacki intitulé « La relation humaine doit-elle être au cœur de l’enseignement de la médecine? », sous presse (juillet 2026) dans le Bulletin de l’Académie nationale de médecine, dont voici le résumé:
« La relation médecin-patient constitue l’un des fondements historiques, éthiques et cliniques de la médecine. Toutefois, les évolutions contemporaines du système de santé – développement des technologies diagnostiques, transformations organisationnelles, accès élargi à l’information médicale et émergence de l’intelligence artificielle – modifient profondément les modalités de la pratique médicale et interrogent la place de la relation humaine dans la formation des futurs médecins. Plusieurs travaux ont montré que la motivation humaniste initiale des étudiants en médecine peut s’éroder au cours du cursus et que les capacités empathiques tendent à diminuer au fil de la formation. Les réformes récentes de la formation médicale ont tenté d’intégrer davantage les sciences humaines et sociales, l’éthique et les compétences communicationnelles dans le cursus. Cependant, l’augmentation du nombre d’étudiants et les tensions hospitalières peuvent limiter la qualité de l’apprentissage relationnel en stage. Plusieurs approches pédagogiques apparaissent prometteuses : promotion de l’empathie clinique, implication de patients partenaires dans l’enseignement, apprentissages expérientiels et intégration des résultats rapportés par les patients. Dans un contexte marqué par l’essor des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, la formation médicale doit préserver et renforcer les compétences relationnelles, qui demeurent au cœur de la qualité et de l’humanité du soin. » (Source: Science Direct).