À lire dans La Tribune (30/09/2026) une tribune d’opinion par Alexandre de Navailles et Jean-Paul Julia inbtitulée: « À l’ère de l’intelligence artificielle, la supra compétence c’est le jugement humain ».

L’intelligence artificielle bouleverse notre rapport au savoir en rendant accessibles à tous des connaissances et des expertises autrefois réservées aux spécialistes. Dans cette nouvelle économie de la connaissance, la véritable valeur ne réside plus seulement dans ce que l’on sait, mais dans notre capacité à interpréter, contextualiser et utiliser judicieusement les informations disponibles. Les auteurs défendent l’idée que le discernement, l’esprit critique, l’intelligence relationnelle et le sens de l’éthique deviennent les compétences essentielles de demain. L’IA peut éclairer une décision, mais elle ne saurait se substituer à la compréhension d’une situation humaine singulière ni à la responsabilité de celui qui décide. Cette évolution impose de repenser la formation des professionnels : apprendre à travailler avec l’IA sans lui abandonner son jugement. L’enjeu éthique majeur est de préserver l’autonomie de la pensée et la responsabilité humaine face à la puissance des algorithmes. Une réserve mérite toutefois d’être formulée : le jugement humain n’est pas spontanément supérieur à celui des machines ; il reste exposé aux biais et aux erreurs et doit lui aussi être soumis à l’examen critique. L’ambition n’est donc pas d’opposer intelligence humaine et intelligence artificielle, mais de développer leur complémentarité sans renoncer à la délibération éthique. (Source La Tribune)

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