Suite à un accident de voiture en 2008, Vincent Lambert vit en état de conscience minimale. Lorsque les médecins proposent d’arrêter ses traitements, en 2013, sa famille se déchire. Six ans plus tard, au terme d’une gigantesque bataille judiciaire, l’arrêt des soins est ordonné.
Devenue une « affaire », cette histoire particulière, qui a passionné et divisé le pays, touche à l’intime, à la famille, à la vie politique et religieuse. Elle suscite des questions fondamentales concernant la définition de la dignité humaine, la responsabilité des concitoyens et celle des proches. Qu’aurait voulu Vincent Lambert qu’il ne pouvait plus dire ? Qui devait décider de son sort ? Au nom de quelle conception du bien ?
Véritable enquête au cœur de douloureux dilemmes, la riche réflexion d’Olivier Peterschmitt mobilise philosophies morales, analyses juridiques et aperçus psychologiques. Elle invite le lecteur à l’introspection et à l’empathie, pour avancer avec vigilance et lucidité vers l’élaboration de sa propre conviction, qui ne lui sera jamais imposée. C’est à ce prix qu’une affaire tragique peut permettre la formation d’un jugement éthique.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).