Depuis des siècles, l’humanité rêve de dépasser ses limites, transformer le vivant et prolonger la jeunesse. Les avancées scientifiques du xxe siècle, comme la découverte de l’ADN, ont renforcé ces espoirs. Grâce à elles, il est désormais possible de guérir de nombreuses maladies, de résoudre des enquêtes criminelles, de découvrir nos origines familiales ou de protéger des espèces menacées d’extinction.
Mais ce tableau comporte une face plus sombre. Est-il réellement utile de ressusciter le mammouth ou l’homme de Néandertal ? Devons-nous développer les OGM, au risque d’impacter la biodiversité ? Avons-nous le droit moral de chercher à « améliorer » l’espèce humaine ? À qui profitent toutes ces tentatives de bricoler le vivant ?
Jean-Baptiste de Panafieu explore ces biotechnologies modernes, de la thérapie génique au transhumanisme, en passant par les dernières recherches sur l’ARN messager et les ciseaux moléculaires, tout en interrogeant les problèmes éthiques soulevés par notre capacité à manipuler la nature et en pointant les dangers associés.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).