À l’heure où une loi sur le « droit à l’aide à mourir » pourrait être votée, que faut-il faire ? Accepter, se résigner ou résister ? Et si la résistance, au-delà même du recours à la clause de conscience, n’était pas une opposition mais une proposition ? Nés de la contestation de l’ordre médical établi et du refus des pratiques euthanasiques, les soins palliatifs sont à la fois un nouveau contrat social et une expérience de solidarité radicale. Ils ont inventé une nouvelle médecine révolutionnaire, innovante, créative et libre où s’esquissent la persistance et l’avenir du soin. Leur différence n’est ni conservatrice ni réactionnaire : c’est une source d’espoir et de force collective, un récit alternatif puissant, un outil de subversion et de résistance au discours dominant. Au risque des soupirs de regret de ceux qui me voudraient plus « raisonnable », ces pages personnelles sont écrites en pensant à tous ceux qui s’inquiètent de ce que sera demain. Elles proposent une réflexion hors des sentiers battus et sont à lire comme une échappée belle, résolument optimiste.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).