Chirurgie esthétique, césarienne sur demande, contraception définitive pour raison environnementale, aides médicales à la procréation, etc. De telles demandes, lorsqu’elles ne sont pas liées à des maladies et qu’elles choisissent la médecine pour s’accomplir, forment ce que l’auteur appelle la « médecine des désirs ». Un ensemble de pratiques et de techniques encore difficilement acceptées par la communauté médicale et les sociétés même démocratiques. Or au nom de quoi les exclure de la médecine? Dans cet ouvrage, l’auteur, philosophe de la médecine et éthicien à l’hôpital, construit et défend une conception minimaliste de la médecine : une éthique basée sur un seul principe régulateur, le respect de l’autonomie individuelle. C’est aux seuls individus de décider des fins de leur existence et des moyens pour les atteindre. La médecine doit être au service des hommes.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).