Le futur est là. Les progrès biomédicaux bousculent nos certitudes les plus ancrées et transforment jusqu’à notre conception de la vie et de la dignité humaine. GPA, neurosciences, xénogreffes, manipulation des cellules souches : la médecine ne vise plus seulement à guérir. Elle transforme, augmente, reprogramme. L’existence devient un terrain d’expérimentation, souvent avant même que la société n’ait pensé la limite qu’elle souhaite se donner. Quelle place, dès lors, pour la bioéthique ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller ?
Dans cet essai incisif et rigoureux, Emmanuel Hirsch, figure majeure de l’éthique médicale, décortique ces mutations profondes. Du consentement aux nouvelles thérapies jusqu’à la prédiction des maladies génétiques, il met en lumière les décisions cruciales auxquelles nous faisons face, pris en tenaille entre libre choix et responsabilité commune. Et interroge, avec intelligence et clarté, l’équilibre fragile entre innovation scientifique et respect de la vie humaine.
Un plaidoyer puissant pour que l’éthique, essentielle à nos démocraties, demeure la boussole de demain.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).