Date

28 Mai 2021

Heure

8 h 00 min - 17 h 00 min

Le poids des mots en soins palliatifs : parlons-en !

Acteur, partenaire, expert, tels sont les qualificatifs désignant le malade dans la nouvelle relation qu’il entretient avec le corps médical sous le concept « d’alliance thérapeutique». Mais ces rôles font-ils toujours sens pour lui?

Le changement de paradigme qui s’est amorcé au début des années 2000 avec la loi Kouchner tente de restituer au patient une part d’autonomie, voire lui attribuer une compétence dans les décisions thérapeutiques qui le concernent.

Annoncer la maladie grave, l’entrée en phase palliative ou bien l’arrêt des traitements oncologiques interroge le corps médical partagé entre l’obligation d’informer et la volonté de ne pas blesser. C’est dans ce moment de tension éthique qu’il se rappelle ce commandement fondateur Primum non nocere. En premier ne pas nuire. Trouver les bons mots au bon moment. Un pari délicat se profile alors dans le discours: comment désamorcer le pouvoir évocateur des mots dont la nature même ramène à l’image du mourir (cancer, tu meurs, mort fine…)? Comment s’approprier le langage de la bienveillance, du bien à autrui, face à l’altération de l’état du patient dans une société où force et beauté des corps revendiquent le monopole de la bonne santé?

Si les mots s’énoncent à travers le timbre des voix, ils s’expriment aussi par le regard, les gestes qui rassurent et se soucient de l’autre. Sans doute les mots ont-ils de nombreux alliés pour atteindre cette position de sollicitude face à la vulnérabilité?

La relation soignant/soigné s’inscrit dans une dynamique relationnelle empreinte d’affects, de sentiments et d’émotions. Comment peut-elle être réinventée et trouver une place plus authentique dans l’engagement soignant? Et pour nous professionnels? D’autres mots encore nous exposent à leurs résonances douloureuses: ne pas réanimer, sédation, obstination déraisonnable…

Nous vous invitons à partager ces réflexions sous l’éclairage du philosophe, de l’oncologue, du gériatre et du psychiatre. Les soignants poursuivront le débat avec l’exposé de cas cliniques issus de leur pratique. Vous qui rencontrez dans votre profession ces situations à la fois difficiles, riches et humaines, bienvenue à cette journée d’échanges.

Catherine Ciais, Médecin

Christine Rivat, Assistante Médicale

 

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