À lire, un article de A. L. Maltis et collègues intitulé « Les enjeux éthiques liés au transfert d’embryon post-mortem chez le couple hétérosexuel », sous presse dans la revue Éthique & Santé (mai 2026), dont voici le résumé:

« En France, en 1982, naît le premier « bébé-éprouvette » qui marquera un tournant décisif dans l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Depuis 2021, la loi de bioéthique a permis une ouverture plus importante à l’AMP, tout en maintenant l’interdiction au recours à l’AMP post-mortem, que ce soit via une insémination, un transfert d’embryon ou une gestation pour autrui. Le présent article s’intéresse aux enjeux éthiques liés aux couples hétérosexuels ayant bénéficié d’une fécondation in vitro avec leurs propres gamètes. En analysant les problématiques liées au décès de l’un des membres du couple, il met en lumière les différences de statuts entre les embryons in vivo et les embryons in vitro et, de surcroît, les « droits parentaux » qui en résultent. À l’heure actuelle, l’interdiction de l’AMP post-mortem, et notamment du transfert d’embryon, est justifiée par la dissolution du projet parental à la mort d’un des conjoints. Toutefois, cette interdiction soulève des questions autour de l’autonomie, de l’équité entre les sexes, des stratégies économiques, mais également de l’intérêt de l’enfant à naître. Enfin, cet article invite à la réflexion sur l’évolution juridique en comparant les législations étrangères ayant légalisé l’AMP post-mortem avec le droit français actuel. »

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