Fin de vie: comprendre le débat sur l’aide à mourir
Un dossier spécial « Fin de vie » à retrouver sur le site de RCF.
Un dossier spécial « Fin de vie » à retrouver sur le site de RCF.
Après un report consécutif à la démission du gouvernement Bayrou, les deux propositions de loi sur les soins palliatifs et l’aide à mourir seront examinées à partir du 20 janvier 2026 par le Sénat. Retour sur les débats et sur la législation en vigueur avec notamment la loi Claeys-Leonetti de 2016 autorisant le recours à la sédation profonde (Source: vie-publique.fr).
Les douze prévenus, militants pour l’aide à mourir, étaient passés à la barre du tribunal correctionnel de Paris en septembre, pour avoir importé, obtenu, aidé à obtenir du pentobarbital, un barbiturique interdit en France (Source: Libération).
Les deux textes sur la fin de vie et les soins palliatifs ont entamé leur parcours législatif au Sénat en commission des affaires sociales du Sénat ce mercredi, avant leur examen en séance publique à la fin du mois. Les rapporteurs LR du texte ont restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir » (Source: Public Sénat).
Dans un avis remis ce vendredi, le Comité (belge) de bioéthique propose d’ouvrir la voie à l’euthanasie pour les personnes touchées par une démence irréversible. Le cadre législatif actuel ne le permet pas car la capacité de décision des personnes concernées est altérée en raison de leur état de santé. Mais le choix de mourir en cas de démence avancée devrait pouvoir être formulé dans une déclaration anticipée, selon l’avis du Comité (Source: RTBF).
À lire, un article de L. Rodrigo, S. Hiret, V. Barbarot, et C. Audeval intitulé «Éthique clinique et pharmacien hospitalier: cas d’un retour de chimiothérapie pour cause de décès du patient, une réflexion autour de la désescalade thérapeutique», paru dans Le pharmacien clinicien (vol. 60, n°4, décembre 2025).
Les deux propositions de loi, sur les soins palliatifs et la création d’une aide à mourir, ont été votées à la fin de mai en première lecture à l’Assemblée, mais la chute du gouvernement de François Bayrou a reporté leur examen au Sénat (Source: Le Monde).
Un combat juridique oppose depuis plusieurs mois l’Institut Gustave-Roussy à la famille de Chabane Teboul, plongé dans un coma profond depuis cet été à la suite de plusieurs arrêts cardiorespiratoires (Source: France Info).
Le médecin hospitalier Didier Peillon affirme avoir pratiqué deux euthanasies en dehors du cadre légal, dans son livre « Ces malades que nous aidons à mourir », où il dénonce également l’hypocrisie autour de la fin de vie. Dans Apolline Matin ce mardi, il décrit des gestes effectués en situation d’urgence pour abréger l’agonie de patients et dénonce l’absence de réponse prévue par la loi dans de tels cas (Source: RMC).
À revoir, la conférence «Mourir demain: quelle demande pour quels soins? Entre défi sociétal et incertitude soignante», organisée le 18 septembre 2025 par le CHU de Rouen et l’UFR Santé de Rouen, en présence de Jean Léonetti, premier signataire de la loi de 2005 et co-signataire de la loi Claeys-Léonetti Lire la suite