À lire, un article de Cyril Hazif-Thomas intitulé « Réflexions éthique et juridiques sur l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir: quelle articulation aux soins palliatifs et à l’accompagnement médico-pychologique? », sous presse (juillet 2026) dans les Annales Médico-psychologiques, dont voici le résumé:

« L’accompagnement des personnes en fin de vie qui demandent à mourir génère beaucoup de questions éthiques et de difficultés juridiques à un moment d’évolution sociétale marquée par un accroissement considérable des populations âgées fragiles, objet de maladies chroniques et en situation de cumul de vulnérabilité. Le droit français ne consacre pas jusqu’à aujourd’hui de « droit à la mort » et la personne ne peut pas disposer de sa vie, du fait du principe d’indisponibilité de la vie humaine. Les récentes lois Léonetti et Claeys-Léonetti ont néanmoins tempéré ce principe juridique et la revendication pour une plus grande autonomie chemine dans les esprits et les mœurs de la société française, certes dans une tension féconde avec la solidarité, mais de plus en plus avancée comme un nouvel impératif moral, au nom d’une liberté de choix accrue. Favoriser la reconnaissance d’un droit à l’aide à mourir s’appuie certes sur une opinion citoyenne favorable à cette évolution permissive, comme travaillée lors de la convention citoyenne. Cela n’est toutefois pas sans poser la question de la mise en péril de la politique de prévention du suicide ou de soutien pérenne et sur l’ensemble du territoire de la politique d’accompagnement palliatif, dont la stratégie décennale n’est actuellement qu’un objectif du politique, sans consécration légale et donc amendable sous d’autres horizons politiques. » (Source: Science Direct)

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