Patient ayant lui-même reçu une greffe de cornée, Lionel Rostaing sait ce que signifie être en liste d’attente. Mais c’est bien le médecin, néphrologue de renom au CHU de Grenoble (Isère), qui pousse un coup de gueule.

“Dans un pays aussi jacobin que la France, une telle injustice me sidère”, tance-t-il. Dans son viseur, le principe édicté dans les années 1980, dit de “rein local”. En bref, l’établissement qui réalise un prélèvement des deux reins sur un donneur décédé a possibilité d’en conserver un pour l’attribuer à un patient inscrit localement. Actuellement, cela représente 44 % des reins prélevés. Le second organe part bien, lui, dans le réseau national.

“Selon le bassin de population, cela donne des disparités d’attente médiane de 1 à 5 ans, reprend le Pr Rostaing. Les critères sont plus géographiques que médicaux. Pour certains malades, cela a un impact négatif sur leur chance de survie, d’autres reçoivent des greffons de moins bonne qualité”, assure-t-il (Source: Le Parisien).

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