À lire, une tribune parue dans le Bulletin des médecins suisses intitulée “Médecine, soins et théologie: ­esquisse d’un dialogue à développer”:

“Notre système de santé fait face aujourd’hui à de mul­tiples défis. Les enjeux sont énormes: conception même de la santé et de la maladie dans notre société, contraintes démographiques et économiques, prévention dans une perspective salutogénique, accès aux soins pour les populations vulnérables, place de l’humain dans une médecine techniquement toujours plus performante. A chaque fois surgit la question de savoir qui veut quelle médecine, quels soins avec quelle(s) finalité(s). Et à chaque fois, c’est une vision de l’humain, du sens d’une existence particulière, voire de la vie en général, comme de ce que pourrait être une «bonne vie» ou une «bonne mort», qui apparaît en filigrane.

La théologie, considérée ici en tant que discipline académique qui recourt aux méthodes des sciences humaines et sociales pour investiguer les multiples aspects du croire1 au fil du temps et de l’espace, ne peut rester indifférente. Que ce soit pour former des accompagnants spirituels2, qui peuvent être des aumôniers chrétiens, pour contribuer aux débats éthiques ou pour inviter à décaler le regard par rapport aux impératifs du «terrain», elle dispose d’outils qui permettent d’appréhender ces questions.”

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