Date

01 - 03 Mar 2018
Expired!

Heure

9 h 30 min - 12 h 30 min

Autour de la Médecine narrative – Les ateliers

Atelier « Éthique relationnelle »

Vendredi 2 mars – 9h30… 12h30 / 14h… 17h

L’éthique clinique a été enrichie par plusieurs contributions qui approfondissent une perspective principaliste stricte. C’est à partir de l’observation que la relation clinique engendre, dans un espace et un temps, les conditions pour l’émergence des valeurs expérientielles du patient et des professionnels par lesquelles on peut construire une relation de confiance (et non pas par un procès purement procédural). Et d’autres interrogations éthiques ont émergé dans cette zone de problématisation (éthique herméneutique, éthique narrative, éthique de la responsabilité).L’aspect fondamental de ces nouvelles perspectives a transformé un point de vue, où l’autonomie a dominé, par un autre qui se concentre sur les problèmes de limitation d’une telle autonomie avec ses pertes, risques et menaces à l’intégrité et à la dignité de l’être humain, en introduisant la dignité et la vulnérabilité comme élément central du questionnement éthique, en tant que principes ontologiques prioritaires par rapport à d’autres principes avec sa dimension de responsabilité corrélée.La relation clinique, dans un fluide environnement subjectif de mutualité (propulsé par une préoccupation personnalisée dans un contexte de vulnérabilité « contrôlée ») permet l’auto-croissance, l’auto-développement, une nouvelle «création en spirale» des deux acteurs. «Création coopérative» de soins mutuels basés sur la conscience de la vulnérabilité mutuelle en fondant ce que nous appelons « l’éthique relationnelle » qui, en respectant les principes de l’autonomie, de la dignité, de la vulnérabilité et de la responsabilité, permet la croissance et le développement  éthique des deux acteurs de la relation (promotion de la réalisation de soi, ambition, qualification).
 
Sommaire :

  1. Encadrement historique et philosophique de l’éthique dans les soins de santé,
  2. Méthodologies d’analyse et discussion des problèmes éthiques de la pratique de soins de santé à travers une perspective d’éthique relationnell,
  3. Expériences d’éthique organisationnelle-relationnelle.

Animation

  • António Barbosa (Centre de Bioéthique de la Faculté de Médecine – Université de Lisbonne)

Atelier « Ethique relationnelle »

Vendredi 2 mars – 9h30… 12h30 / 14h… 17h

L’éthique clinique a été enrichie par plusieurs contributions qui approfondissent une perspective principaliste stricte. C’est à partir de l’observation que la relation clinique engendre, dans un espace et un temps, les conditions pour l’émergence des valeurs expérientielles du patient et des professionnels par lesquelles on peut construire une relation de confiance (et non pas par un procès purement procédural). Et d’autres interrogations éthiques ont émergé dans cette zone de problématisation (éthique herméneutique, éthique narrative, éthique de la responsabilité).

L’aspect fondamental de ces nouvelles perspectives a transformé un point de vue, où l’autonomie a dominé, par un autre qui se concentre sur les problèmes de limitation d’une telle autonomie avec ses pertes, risques et menaces à l’intégrité et à la dignité de l’être humain, en introduisant la dignité et la vulnérabilité comme élément central du questionnement éthique, en tant que principes ontologiques prioritaires par rapport à d’autres principes avec sa dimension de responsabilité corrélée.

La relation clinique, dans un fluide environnement subjectif de mutualité (propulsé par une préoccupation personnalisée dans un contexte de vulnérabilité « contrôlée ») permet l’auto-croissance, l’auto-développement, une nouvelle «création en spirale» des deux acteurs. «Création coopérative» de soins mutuels basés sur la conscience de la vulnérabilité mutuelle en fondant ce que nous appelons « l’éthique relationnelle » qui, en respectant les principes de l’autonomie, de la dignité, de la vulnérabilité et de la responsabilité, permet la croissance et le développement  éthique des deux acteurs de la relation (promotion de la réalisation de soi, ambition, qualification).

Sommaire :

  1. Encadrement historique et philosophique de l’éthique dans les soins de santé,
  2. Méthodologies d’analyse et discussion des problèmes éthiques de la pratique de soins de santé à travers une perspective d’éthique relationnelle,
  3. Expériences d’éthique organisationnelle-relationnelle.

Animation

  • António Barbosa (Centre de Bioéthique de la Faculté de Médecine – Université de Lisbonne)

Atelier « La souffrance diminue-t-elle la fonction narrative de l’identité ? »

Samedi 3 mars – 9h30… 12h30

En partant de la notion d’«homme capable», ainsi que des quatre dimensions fondamentales du témoignage de soi dans le monde que sont le langage, l’action, le récit et l’éthique, telles qu’elles sont présentées par Paul Ricœur dans l’ouvrage Soi-même comme un autre, nous lirons et nous commenterons la conférence «La souffrance n’est pas la douleur» que le philosophe a adressé à une assemblée de médecins en 1992. À partir de ces deux textes, nous pourrons dresser ensemble une matrice à partir des deux axes orthogonaux “agir/souffrir” et “soi-même/les autres”.

Elle nous montrera de quelle façon, de la douleur physique à la souffrance morale, les figures du pâtir susceptibles d’être rencontrées dans la relation clinique, bien que diminuant les capacités de quelqu’un (et donc le témoignage de soi-même qu’il peut donner dans le monde), ne cessent de concerner ni quiconque est malade ni l’intensité de ses expressions dans une communauté vivante.

Animation

  • Nuño Proença, Centre de Philosophie de la Faculté de Médecine de Lisbonne.

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