Bébés génétiquement modifiés: un moratoire pour éviter de nouvelles dérives?

La naissance en novembre en Chine de deux fillettes dont le génome a été modifié suscite diverses initiatives de contrôle, dont l’une est portée par l’Organisation mondiale de la santé. Mais l’unanimité de la condamnation masque des différences de positions chez les chercheurs.

Comment éviter la naissance de nouveaux bébés génétiquement transformés, après le tollé mondial provoqué par un chercheur chinois? Des spécialistes plaident pour un moratoire sur les techniques de modification du génome, sources de vertigineuses questions éthiques et de débats sans fin.

« Nous appelons à un moratoire mondial sur toutes les utilisations cliniques d’édition du génome humain dans un but reproductif, c’est-à-dire le fait de changer l’ADN dans le sperme, les ovules ou l’embryon pour créer des bébés génétiquement modifiés », écrivent ces dix-huit chercheurs de premier plan venant de sept pays.

« L’introduction de modifications génétiques (transmissibles d’une génération à l’autre) pourrait avoir des conséquences permanentes et potentiellement néfastes pour l’espèce humaine », mettent-ils en garde, alors que les progrès techniques font peu à peu sortir cette éventualité du seul champ de la science-fiction.

Leur appel est publié par la prestigieuse revue Nature, quelques mois après l’onde de choc provoquée par l’annonce de la naissance des premiers « bébés OGM » (Source: RTBF).

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