Les neurosciences soulèvent des questionnements éthiques et juridiques liés, à l’utilisation des techniques d’imagerie cérébrale, et au recours aux techniques biomédicales en vue d’améliorer les performances cognitives.

Les méthodes d’imagerie cérébrales ont beaucoup progressé au cours des dernières années, leur diversité permettant l’acquisition de connaissances sur l’architecture du cerveau ou son activité à différentes échelles de temps ou de résolution spatiale. En 2011, le législateur a créé un chapitre au sein du code civil intitulé “de  l’utilisation des techniques d’imagerie médicale”, composé d’un article unique (art. 16-14 du code civil) : “Les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou de recherche  scientifique, ou dans le cadre d’expertises judiciaires. …“. Les recherches en neurosciences conduisent au développement de neurotechnologies qui visent à la création de dispositifs capables de “lire” l’activité cérébrale humaine et “d’écrire” des informations  neuronales dans le cerveau. Les neurotechnologies varient selon leur degré d’invasivité : implants cérébraux ou casques voirs apps.  Indépendamment du degré d’invasivité, le potentiel d’interaction explicite et de manipulation implicite avec les facultés personnelles de prise de décision, d’émotion et d’action nécessitent une surveillance  particulière des neurotechnologies (Source: France Culture).

Une conférence enregistrée en janvier 2020.

Hervé Chneiweiss, neurobiologiste et neurologue, directeur de recherche au Cnrs et praticien hospitalier à la Salpétrière, directeur du laboratoire Neuroscience Paris Seine, et président du Comité d’éthique de l’Inserm et du Comité International de bioéthique de l’Unesco.

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