A lire, un texte de Jean-Philippe Pierron (LIR3S – Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches « Sociétés, Sensibilités, Soin »), intitulé “Le réexamen des lois de bioéthique, pour quel monde commun?“, paru dans la revue Esprit (juillet-août 2021), dont voici le résumé:

Comment une société fait-elle le point sur ce qui, pour elle, compte au point qu’elle ne saurait, en ces matières, transiger ? Peut-elle seulement, se regardant vivre et évoluer, instaurer de temps à autre, dans le flux et la vitesse, des stases pour se livrer à un auto-examen ? N’est-ce d’ailleurs pas cela l’éthique, dans la bioéthique : offrir collectivement le scrupule de la pause au cœur de la trépidation des courses à l’innovation ? Elle peut le faire en imagination, de façon prospective, en se projetant dans le temps. La récente réinitialisation d’un Haut-Commissariat au Plan servira une telle entreprise. Elle peut le faire à travers un travail de mémoire, consistant à revisiter les actions menées, les évolutions survenues, les questions de société qui sont progressivement apparues et qui méritent d’être débattues, en vue de la suite à leur donner. Le réexamen obligatoire depuis la loi de 2011, une fois tous les sept ans, de la loi relative à la bioéthique, précédé d’un débat public sous forme d’états généraux, travaille à cette intention, cherchant à répondre à la question : « Quel monde voulons-nous pour demain ? » (Source: HAL)

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