La mise en place de directives anticipées est-elle souhaitable ? L’accouchement à domicile est-il une bonne pratique ? Faut-il laisser une entière liberté de mouvement à un patient en fin de vie hospitalisé ? Le champ médical est l’une des sphères privilégiées où se définissent les modalités de la venue au monde ou de la fin de la vie, participant ainsi à cadrer des expériences qui ont en commun de « mettre l’humanité en lien avec l’inconnu » et qui constituent des « formes élémentaires de l’événement » dont la nature biologique est toujours socialisée et symbolisée. En étant confrontée au début et à la fin de l’existence, la médecine est susceptible d’être ramenée aux arbitraires sociaux, politiques et culturels qui la fondent. Ce dossier thématique met en lumière l’ambiguïté des prises en charge de ces événements et analyse la manière dont « la vie et la mort sont attribuées, contestées et mises en acte de manière pragmatique ». Il explore symétriquement ce que les technologies biomédicales font faire aux acteurs.trices qui donnent la vie ou se confrontent à la mort, et ce que ceux-ci/celles-ci leur font faire en retour. Il analyse également les nouvelles catégories de sujets qui en ressortent et dont l’ontologie incertaine doit être négociée et (re)définie dans chaque contexte.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).