« Il faut l’accepter : il n’est pas toujours possible de guérir. Chacun des patients que j’ai aidé à mourir a forgé ma conviction : au-delà d’un certain seuil, la souffrance ne doit pas se prolonger. Le « dernier soin », comme j’aime l’appeler, fait partie de ceux que le médecin doit dispenser à celui qui le réclame. Ce n’est pas la vie que j’abrège, c’est l’agonie. »
Pour le docteur belge Yves de Locht, qu’un malade incurable puisse demander et bénéficier d’une euthanasie est une évidence. Une liberté dont rêvent tous les Français qui font le voyage jusqu’en Belgique.
On meurt mal au pays des droits de l’homme où les malades lourdement handicapés ou en fin de vie, interdits de disposer de leur corps, sont contraints de » faire avec » une éprouvante et inutile agonie. Alors que près de 89 % de Français sont favorables à une mort médicalement aidée et humainement choisie, il est urgent de porter cette situation déshonorante sur la scène publique.
Fin de vie, soins palliatifs, aide à mourir: des questions en débat
Après un report consécutif à la démission du gouvernement Bayrou, les deux propositions de loi sur les soins palliatifs et l'aide à mourir seront examinées à partir du 20 janvier 2026 par le Sénat. Retour sur les débats et sur la législation en vigueur avec notamment la loi Claeys-Leonetti de 2016 autorisant le recours à la sédation profonde (Source: vie-publique.fr).