L’exercice médical s’est transformé sous l’effet de l’évolution technique et scientifique. L’évaluation clinique est remplacée par la réalisation d’examens complémentaires. La recherche est dominée par les sciences biologiques. Les soins sont déterminés par les résultats des essais thérapeutiques. Malgré ces avancées, les bénéfices pour les malades se réduisent. Coupée des réalités cliniques, la médecine universitaire s’égare dans l’évaluation de protocoles sans pertinence. La médecine est aujourd’hui désincarnée. La pandémie de COVID-19 a révélé les limites d’un système de santé devenu inefficace et injuste. La montée de la pauvreté et les bouleversements épidémiologiques à venir nécessiteront la remise en cause du système de soins et le retour vers une médecine humaniste : une révolution.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).