Les personnes de grand âge qui requièrent des soins sont généralement affaiblies et fragiles. Lorsque la dépendance s’installe, il faut recourir à des tierces personnes qui, le moment venu, sont des professionnels. Sur quelles bases non pas seulement techniques, mais morales, doit-on asseoir la pratique de ces soins délivrés par des professionnels ? L’être humain comme personne est ce qui décrit le mieux tout ce qu’on attend d’un « service à la personne » : par-delà leurs connaissances techniques nécessaires, les soignants sont convoqués à saisir ce qui constitue la dignité de la personne, à travers ses forces et surtout ses faiblesses.
La vieillesse, la dépendance et l’autonomie doivent être visitées de nouveau dans leurs implications éthiques en les rattachant à la vie quotidienne, tant celle des personnes âgées que celle des soignants eux-mêmes.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).