La démarche dite « principiste » exposée dans le livre de Tom Beauchamp et James Childress, Les Principes de l’éthique biomédicale (Principles of Biomedical Ethics), paru aux États-Unis en 1979, et dont la dernière édition à ce jour date de 2013, s’est imposée comme une référence centrale dans la littérature d’éthique médicale et les pratiques d’éthique clinique. Très discutés dans le monde anglo-saxon, les Principes n’ont fait l’objet d’aucun commentaire d’ensemble en français. Le présent essai vient combler cette lacune. Dans l’esprit même du principisme, il situe les questions théoriques à partir des enjeux du soin. Le fil conducteur de cette lecture n’est donc pas tant un texte qu’un problème : justifier les choix relatifs à l’éthique médicale dans un contexte démocratique de respect du pluralisme des convictions morales.
Ce dialogue avec les propositions des Principes conduit à préciser une « éthique du préférable partageable », c’est-à-dire une approche concrète pour penser une justification des normes qui n’emprunte ni aux rapports de domination ni à l’arbitraire, question majeure de notre temps.
Fin de vie: le Conseil constitutionnel valide la loi créant un droit à l’aide à mourir, en émettant trois réserves
Le Conseil juge notamment qu’un établissement privé peut refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux « besoins locaux » (Source: Le Monde).