PMA pour toutes : les zones d’ombre d’une loi en gestation

Dans son discours de politique générale, Édouard Philippe a confirmé mercredi que la procréation médicalement assistée sera bientôt ouverte à l’ensemble des femmes. Mais certaines modalités, sur la filiation notamment, restent à trancher.

Vingt-cinq ans que le recours à la procréation médicalement assistée, la fameuse PMA, est réservé aux seuls couples hétérosexuels en mal d’enfants, laissant de côté les couples de femmes et les célibataires. Des années – en gros dix ans – que des forces de plus en plus nombreuses bataillent pour faire sauter ce verrou. Au nom de l’égalité des désirs d’enfants, que l’infertilité ou la difficulté à concevoir soit purement médicale ou sociétale. De reports (par l’actuel gouvernement) en espoirs déçus (François Hollande avait promis la PMA pour toutes avant de renoncer à la faire figurer dans la loi de 2013 avec le mariage homosexuel), l’épilogue approche. Le calendrier est fixé. Foi d’Edouard Philippe, dans son discours de politique générale mercredi : le projet de loi bioéthique qui doit ouvrir cette fameuse PMA à toutes sera présenté en Conseil des ministres le 26 juillet, puis débattu fin septembre au Parlement. Enfin ? Champagne ? Biberons et couches-culottes pour tous ? Doucement (Auteure: Catherine Mallaval via Libération).

Lire aussi à ce sujet dans Le Point:

Partager sur les réseaux sociaux