À lire dans Libération, une tribune signée de Judith Fischer, infirmière en soins palliatifs, intitulée “On meurt mal en France en 2020”:

“L’orientation vers les soins palliatifs permet de conserver un état général au patient, ouvrant la possibilité de réfléchir à sa vie et de dire au revoir. Ce moment essentiel reste pourtant encore trop souvent volé au mourant par des pratiques thérapeutiques jusqu’au-boutistes et souvent inutiles.

Je travaille dans une unité de soins palliatifs depuis plusieurs années. Me retrouvant récemment moi aussi en situation d’accompagner un proche en fin de vie, j’ai été impuissante, en dépit de mon œil averti par l’expérience, à combattre les résistances des équipes médicales à faire accéder leurs patients à cette prise en charge spécifique : patients et familles sont ceux qui paient le prix fort de stratégies de poursuite des soins insensés. Faut-il pourtant rappeler que les soins palliatifs ont vocation à permettre au patient de vivre sa fin de vie dignement, en souffrant le moins possible, et que ça, c’est encore du soin ?”

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