À lire dans la revue Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, un article intituléL’apport des biotechnologies pour la population transgenre et ses nouvelles possibilités à concevoir un enfant: considérations psychologiques et questions éthiques”, dont voici le résumé:

“Aujourd’hui, les techniques médicales permettent des avancées importantes, notamment dans le champ de la procréation pour les personnes ayant des problèmes de fertilité. Les personnes transgenres bénéficient de ces biotechnologies dans le cadre de leur parcours de transition, et aussi afin d’accéder au statut de parent. Nous proposons de présenter dans ce présent article, les principales perspectives de réflexion avancées dans le contexte d’un séminaire de travail multidisciplinaire associant psychiatres d’enfant, psychologues du développement et psychanalystes, biologistes de la reproduction, endocrinologistes, éthiciens, juristes et usagers transgenres. Nous en proposons une synthèse à l’appui d’une revue de la littérature des enjeux éthiques, et de la dimension psychologique à l’œuvre pour les personnes transgenres et leurs enfants. Pour bien comprendre les différents enjeux, nous exposons d’abord l’état actuel de la littérature concernant les parcours de transition, puis l’actualité des options d’aide médicale à la procréation (AMP), avant d’exposer les modifications que ces nouveautés introduisent dans notre schéma de pensée de tradition monothéiste. Enfin, en parcourant les principes éthiques de Beauchamp et Childress, nous tentons de situer les implications de ces nouvelles possibilités de faire famille, et avec elles, les possibilités d’inventer des solutions utiles à la société pour accepter, et accompagner ces nouvelles formes familiales.”

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