Deux tribunes sur l’accès aux origines à lire dans « Libération »

Le projet de loi de bioéthique, qui intégrera la question de l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules ainsi que l’accès aux origines, sera présenté au mois de juin en Conseil des ministres, a assuré le Premier ministre Edouard Philippe.

A la lecture des différents rapports qui précèdent ledit projet de loi, une impression de retour à une conception biologique de la filiation se dégage nettement. Et pour cause, les lois ne se font plus au nom de la liberté ni au nom de l’égalité et encore moins au nom de la fraternité…

Au moment même où la notion de famille est réinvestie politiquement (pacs, mariage pour tous, homoparentalité, pluriparentalité…), une nouvelle forme de naturalisation de la filiation reposant sur la valorisation de la différence des sexes et les origines génétiques émerge sur la scène publique (Auteur: Daniel Borrillo via Libération).

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La démocratisation des kits génétiques en ligne permet de mieux documenter des récits de vie. Elle constitue aussi une intrusion dans la vie privée des donneurs. Avec le risque de découvrir un nombre important de naissances à partir d’un même don, ce que la loi interdit.

En juillet 2017, je publiais une tribune annonçant que l’avènement des tests ADN dits récréatifs allait remettre en question l’anonymat du don de sperme, le rendre impossible et permettre aux personnes ainsi conçues de retrouver leur donneur. Six mois plus tard, Arthur Kermalvezen, en annonçant avoir découvert son donneur, me donnait raison.

Depuis, le bilan tenu par l’association PMAnonyme montre une intensification de l’activité aboutissant, en une année, à l’identification de 12 donneurs et de 52 «diblings» c’est-à-dire des personnes conçues à partir d’un même donneur, soit des demi-frères ou des demi-sœurs. Il est facile de prédire une augmentation très rapide de ces chiffres : l’année 2019 devrait ainsi se terminer avec au minimum un doublement, voire un triplement de ces résultats. En effet, la popularité de ces tests ADN prospère. Ceci s’explique aisément (Auteur: Stéphane Viville via Libération).

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